Après les attaques des gouvernements successifs sur la Sécurité Sociale, les salarié⋅es dépendent de plus en plus pour leurs dépenses de santé des complémentaires privées, obligatoires en entreprise depuis 2016. Ces dernières, loin du principe de solidarité sur lequel la Sécurité Sociale a été construite, réalisent du profit sur la maladie et augmentent régulièrement le montant des cotisations.
La situation actuelle dans notre entreprise l’illustre parfaitement : malgré une volonté de la direction de mettre en concurrence différentes mutuelles pour limiter l’augmentation des cotisations chez Almond, celles-ci augmentent en 2026 de 15%. C’est dans ce contexte que la Direction, dans sa communication du 12 janvier, a préféré l’approche culpabilisante, nous demandant d’« adopter une approche responsable et modérée ».
Les travailleurs et les travailleuses vont chez le médecin lorsqu’ils en ont besoin et non pour le plaisir !
Cette formulation est totalement injuste et nous la réprouvons : elle fait porter aux individus la responsabilité de choix politiques effectués lors des dernières décennies.
Loin de cette approche, la Direction aurait pu insister sur l’utilisation du réseau Carte Blanche, comme convenu initialement en réunion CSE.
La santé est un bien commun. Pour continuer de garantir ce principe de solidarité, les sections Solidaires Informatique et Printemps Écologique revendiquent :
- Au sein de notre entreprise : la prise en charge à 100 % par l’employeur de la cotisation à la mutuelle
- Au niveau national : la mise en place d’un régime universel, solidaire, et égalitaire d’Assurance Maladie conduisant à une prise en charge à 100 % des frais médicaux nécessaires