Où v'Almond #7 - Négociations sur le télétravail


Contexte

La direction a souhaité ouvrir des négociations afin de revoir l’accord en vigueur sur le télétravail.

Des négociations ont eu lieu en novembre avec les deux Organisations Syndicales Représentatives (OSR), Solidaires Informatique et Printemps Écologique.

Quelles étaient nos revendications ?

Notre position initiale était simple : conserver l’accord existant.

En effet, après des discussions avec des salarié·es et en se basant sur les résultats du sondage CSE (qui n’ont pas encore été communiqués largement), il apparaît que les modalités de télétravail existantes satisfont l’écrasante majorité des salarié·es. La flexibilité permise par l’accord actuel et le nombre de jours par mois accordés sont même perçus comme un avantage propre à Almond par rapport à la concurrence.

Le point d’information syndical du 13 novembre, le sondage syndical envoyé par la suite, ainsi que les échanges entre Solidaires Informatique et les salarié·es ont démontré que les attentes en termes de télétravail sont fortes, et que cet acquis semble très important pour les salarié·es.

Propositions de la direction

La direction a proposé dans un premier temps de revenir sur certaines modalités du télétravail :

  • Imposer 3 jours de présence obligatoires par semaine (au lieu d’accorder 10 jours de télétravail par mois)
    • Cela revient à diminuer le nombre de jours de télétravail (passage de 10 jours par mois à 8 jours par mois pour un mois à 4 semaines complètes)
    • Cela réduit également la flexibilité (par exemple un⋅e salarié·e qui poserait 2 jours de congés ne pourrait plus télétravailler le reste de la semaine)
  • Interdire le télétravail pour les consultant·es en intercontrat
  • Interdire les demi-journées de télétravail
  • Imposer 4 jours de présence obligatoires par semaine pour les stagiaires et alternants (actuellement, les stagiaires et alternants sont éligibles à du télétravail occasionnel)
  • Imposer 4 jours de présence obligatoires par semaine pour les salarié·es lors des 4 premiers mois de présence

Déroulé des négociations

La première réunion a constitué l’occasion de présenter et d’argumenter autour des différentes propositions.

En particulier, les OSR ont affirmé la volonté de la majorité des salarié·es de conserver l’accord de télétravail actuel. Plus particulièrement, les OSR ont relevé que les restrictions du télétravail proposées par la direction ne semblent pas justifiées par des problèmes structurels dans l’organisation du travail causés par le télétravail. La direction n’a en effet pas mis en évidence des problèmes de ce type liés aux modalités de télétravail actuelles.

Par ailleurs, les OSR ont remonté un certain nombre de situations se prêtant mal aux propositions de la direction (salarié·es en déplacement sur une tout ou partie de la semaine, salarié·es évitant les embouteillages ou les heures de pointes dans les transports en venant sur le temps du midi, …).

Il également a été affirmé qu’interdire le télétravail pour les salarié·es en intercontrat semble injuste dans la mesure où il ne relève pas de la responsabilité des salarié·es de trouver une mission. Par ailleurs, certaines tâches non facturables sont adaptées au télétravail (formation ou auto-formation, management, développement du KM, …).

Enfin, il a été rappelé que les Team Leaders ont déjà le droit de révoquer la possibilité de télétravail pour les salarié·es (en respectant une durée de réversibilité de 15 jours). Ceci permet donc de gérer des situations individuelles pour lesquelles le télétravail poserait problème.

Lors de la deuxième réunion, la direction est revenue sur un plusieurs de ses propositions initiales :

  • Le nombre de jours de présence obligatoire par semaine est ramené à 2 au lieu de 3.
    • Il s’agit toujours d’une perte de flexibilité mais moindre, sachant que le nombre de jours de télétravail par mois n’est, cette fois, pas réduit par rapport à l’accord actuel.
    • La section Solidaires Informatique reste toujours opposée à l’idée de compter les jours de présences/télétravail par semaine et non par mois, car cela revient à réduire la flexibilité dans la pose des jours de télétravail.
  • Les demi-journées de télétravail restent autorisées mais doivent rester occasionnelles et soumises à la validation du Team Leader
  • Le télétravail en intercontrat reste autorisé
  • La clause de réversibilité (délais au bout duquel le/la salarié·es ou Team Leader peut revenir unilatéralement sur le télétravail) passe de 15 jours à une semaine

Bilan des négociations

Les propositions initiales de la direction ne nous paraissaient pas acceptables.

La participation active des salarié·es aux échanges et discussions avec les OSR a permis de relayer et défendre auprès de la direction les attentes légitimes des salarié·es.

Cela a conduit la direction a revoir une bonne partie de ses propositions, pour au final aboutir à un projet d’accord qui conserve en grande partie les modalités de télétravail actuelles.

En l’état, la section Solidaires Informatique est favorable à la signature d’un accord.

Nous insistons sur l’importance de la participation d’un maximum de salarié·es lors des échanges organisés par les syndicats. C’est cette émulation collective qui nous permet de faire valoir vos positions et attentes légitimes, dans cette négociation et, bien sûr, dans celles à venir ✊